Archives de Tag: Street Art

A la découverte de … Banksy, le terroriste de l’Art

Banksy est un artiste talentueux connu et reconnu qui œuvre essentiellement dans la rue, spécialisé dans le Street Art. Nous l’avons rencontré au travers d’une interview virtuelle réalisée à partir d’informations collectées sur Internet. Une de ses œuvres s’est autodétruite lors de sa vente aux enchères à 1 185 000 euros

La Plume : Quelles techniques utilisez-vous pour élaborer vos œuvres ?

Banksy : J’utilise toutes formes d’objets détaillés et très variés. J’utilise beaucoup l’informatique pour faire des transpositions d’images, et je peins aussi à l’aérosol avec les pochoirs que j’élabore moi-même.

LP : Pouvez-vous nous décrire votre œuvre la plus célèbre ?

B : J’ai voulu représenter une petite fille tenant dans sa main un ballon rouge vêtue d’une robe jaune réalisé à l’aide d’un pochoir (en plusieurs exemplaires). Je l’ai réalisé en 2002 à Londres sur un escalier à la vue de tous. La petite fille tend les bras vers un ballon rouge en forme de cœur. J’ai inscrit à sa droite THERE IS ALWAYS HOPE, ce qui signifie  « il y a toujours de l’espoir ».

LP : Pourquoi avoir choisi de détruire votre œuvre ?

B : J’ai fait le choix de la détruire car je pense que l’art ne doit pas se vendre, surtout à de pareilles sommes. Je m’affirme contre la société de consommation.

LP : Vous avez décidé de reprendre votre œuvre : La petite fille au ballon rouge, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

B : J’ai décidé de la reprendre en lui ajoutant un voile sur la tête en raison du 3ème anniversaire du conflit Syrien. Je montre ainsi mon soutien au peuple Syrien.

LP : D’où vient votre surnom de « terroriste de l’Art » ?

B : Les gens me surnomment ainsi de par ma capacité à me rendre dans les centres d’attraction publics tout en gardant mon anonymat.

Aline et Paola, 2nde 1

Sources : https://blog.univ-angers.fr/bangbang.banksy/2017/03/21/la-fille-au-ballon-rouge/  

https://www.banksy-art.com/art-banksy.html

 

 

 

 

Publicités

L’affaire Banksy : «contre-enquête» sur une injustice

Une Affaire pas comme les autres

Le 3 Octobre 2014, l’œuvre de Banksy, antiraciste, fut prise d’une injustice et a été effacée des murs de la ville de Clacton en Angleterre. Retour sur les faits à l’heure où la liberté d’expression est parfois menacée…

L'œuvre de Banksy, une hirondelle antiraciste rejetée source : http://next.liberation.fr

L’œuvre de Banksy, une hirondelle antiraciste rejetée
source : http://next.liberation.fr

La victime : Banksy, un coupable idéal ?

Banksy est un artiste du Street Art (graffiti) originaire de Bristol, en Angleterre.

Son vrai nom serait Robin ou Robert Banks mais rien n’est certain. Banksy tient à garder l’anonymat. Son art est un mélange d’ironie, d’humour et comporte des messages très clair, dans l’optique ou ils ne sont pas interprétés au second degré.

Il est né en 1974 et ce n’est qu’au cour des années 1990 qu’il commence à manier la bombe. Mais c’est entre 1992 et 1994 qu’il devient véritablement un artiste du graff, au sein  d’un groupe appelé « Bristol’s DrybreadZ ».

Il adore provoquer, choquer, voire perturber la société et c’est ce qui fait toute l’importance de son œuvre. Il utilise principalement une composition de pochoirs et d’écrits. Ce n’est cependant qu’en 2000 qu’il utilise des pochoirs plus élaborés.

L’objet du délit, une mauvaise interprétation ?

L’œuvre est un  graffiti qui était situé en Angleterre à Londres sur un mur d’un bâtiment en bord de mer dans la ville de Clacton.

Le dessin de l’artiste représentait un rassemblement de pigeons gris protestants contre la présence d’une hirondelle verte en brandissant des pancartes sur lesquelles étaient marqués « retourne en Afrique » ainsi que « les émigrés ne sont pas les bienvenus ». Les habitants de la ville n’ont donc pas compris le second degré.

Les accusés : un manque de réflexion ?

L’œuvre de Banksy a été effacée par les autorités locales après la plainte d’un résident ayant vraisemblablement interprété le dessin au premier degré.

L’équipe anti-graffiti est allée sur place pour enquêter. Au premier octobre, l’œuvre de l’artiste dont les performances se négocient quelques centaines de milliers de dollars fut effacée.

Réalisant après coup qu’un graffiti original signé Banksy attire en général beaucoup de monde et se vend plusieurs centaines de milliers d’euros, les services de la mairie l’ont invité «à revenir à Clacton pour peindre une autre œuvre murale» réalisant trop tard les bénéfices en termes de tourismes d’avoir une œuvre de Banksy dans la ville.

 

Sources : – http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/10/03/l-hirondelle-de-banksy-chassee-des-murs-de-clacton_4499762_3232.html

-http://www.banksy-art.com

Banksy dans l’actualité : après l’hirondelle de Clacton, le chaton de Gaza

voir lien suivant : http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/26/banksy-gaza-oeuvres-documentaire-instagram_n_6758438.html

Alicia CARDOT et Alicia CHANAVAT