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Maman à 16 ans!

Ces enfants qui font des enfants, peuvent-ils être de bons parents ?Aujourd’hui en France, plus de 18000 jeunes filles tombent enceintes par an, que ce soit désiré ou non, dont un 1/3 d’entre elles décident de le garder.

Témoignage d’une adolescente américaine :

Âgée d’à peine 15 ans, Tunes Bach vient d’apprendre qu’elle est enceinte… Entre doutes et panique, elle revient sur cette responsabilité qu’elle est prête à assumer contre vents et marées.

« Voilà, j’ai 15 ans et je suis enceinte. Je l’ai appris il y a moins d’une semaine, alors que cela fait a peu près 2 mois que je présente les symptômes de femme enceinte … J’ai voulu prévenir mes parents, mais la communication est difficile : ils sont divorcés, ne savent pas dialoguer, et nous rencontrons beaucoup de problèmes familiaux. J’ai donc décidé d’en parler à ma belle-mère qui m’a dit qu’à ma place elle garderait cet enfant, mais qu’elle ne pouvait pas décider pour nous et qu’elle ne pouvait nous aider que matériellement. […]

Aujourd’hui, je me sens prête à élever cet enfant. Plus jeune, je me suis toujours occupée de mon petit frère comme une mère. Les problèmes auxquels nous avons été confrontés m’ont fait grandir trop vite, mais aussi acquérir une certaine maturité. Mon copain, lui, est âgé de 19 ans. Je vais avoir mes 16 ans en fin d’année. Je prends cette responsabilité très au sérieux et nous sommes près à élever cet enfant et être vraiment présents. […] »

http://www.magicmaman.com/,15-ans-et-enceinte-puis-paniquer,92,1884988.asp

Les grossesses précoces (avant 18 ans) représentent 2% des naissances en France. Ces grossesses ados ont souvent lieu dans un contexte familial difficile (divorce, famille monoparentale). La jeune fille se retrouve donc confrontée à un choix,  soit interrompre sa grossesse, soit la continuer et envisager de devenir mère. Les grossesses non désirées sont aujourd’hui plus nombreuses qu’on ne le pense. Face à cette situation, les jeunes filles peuvent donc prendre la pilule du lendemain ou donnent lieu à une interruption volontaire de grossesse (IVG), un déni de grossesse ou les adolescentes décident de garder l’enfant.

Ces grossesses précoces peuvent engendrer des complications par la suite :

  • Tabagisme, prise de drogue et d’alcool pour l’adolescente.
  • Un mauvais suivi de la grossesse ce qui peut engendrer une naissance prématuré, un petit poids, une malformation, un manque d’affection…
  • Un cadre de vie pas stable (foyer, centre éducatif…)
  • Le père souvent absent.
  • Le soutien familial pas toujours présent.

Durant la grossesse, il existe différents types de structures qui permettent de se faire suivre sur plan médical ou psychologique et qui réduisent donc la survenue de certains risques :

  • Les foyers de jeunes mamans : dans chaque département français il existe un « centre maternel »

On peut y être hébergé soit en dortoir, soit en chambres individuelles ou encore en appartements. On peut bénéficier d’un accompagnement psychologique, administratif et éducatif ainsi que d’aides matérielles. Sont admises dans les centres maternels : les femmes enceintes d’au moins 7 mois ou les mères célibataires sans famille.

  • Le  centre de planification : est un lieu d’accueil ouvert à tous (famille, couple, femme, homme, adolescent, enfant, groupe) où chacun peut s’exprimer librement avec la certitude d’être écouté et entendu sans jugement et en toute confidentialité. Les centres de planification informent également sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (accès gratuit à la pilule du lendemain), orientent vers les médecins et partenaires, pratiquent des tests de grossesse. La prescription d’une contraception est possible grâce à la présence d’un médecin ou d’une sage-femme.
  • Le planning familial : C’est surtout un lieu d’écoute et de partage où aucun acte médical n’est délivré. C’est l’ensemble des moyens qui concourent au contrôle des naissances, dans le but de permettre aux femmes et donc aux familles de choisir d’avoir un enfant.

Source : rencontre avec l’infirmière et l’assistance sociale du lycée Emiland Gauthey

K.B & E.V

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